Nous prenons de l’essence à Guichen, le ciel commence à s’éclairer à l’Est.
J’annonce «On s’arrête au 1er café rencontré » et je vois le sourire de Patricia sous son casque. Ca faisait un moment que je me disais « Bon, c’est pas trop cool de rouler dans ces conditions, on risque de se perdre, il y a des pièges, dès que possible on fait une pause »
Je continue à suivre les panneaux.
De temps en temps, un autre panneau carré avec un logo stylisé ressemblant à un V apparaît sur le bord de la route. Je suppose que c’est un relais pour suivre le cours de la Vilaine et je les suis également.
Nous passons Bourg des Comptes puis Pléchatel. A un carrefour, je crois voir la direction Guichen, m… , on revient sur nos pas.
Et puis, en regardant mieux, c’est écrit Guignen. Ah ces bretons, quelle bonne idée d’appeler Guichen et Guignen 2 patelins distants de 7 km !
Nous continuons en suivant les panneaux carrés, nous traversons St Senoux, très joli bourg en pierre avec son église à clochetons… et nous rentrons soudain dans Guichen !
Il fait maintenant jour, je m’arrête devant le café à l’entrée du bourg où nous avons pris de l’essence il y a ¾ d’heure ! Henri s’arrête à son tour, mort de rire « Eh Jean, tu fais pas mieux que moi ! »
Jean-Luc : « Mais non, on n’est pas passé ici … » Forcément, on était à l’autre entrée du bourg et on a pris à gauche tout à l’heure, là on rentre par le sud après avoir fait une boucle.
Le cafetier met un moment à comprendre nos explications « Mais non, pour suivre la Vilaine, il faut suivre les panneaux » « Oui, c’est ce qu’on a fait et on est revenu à notre point de départ ! ».
Jean-Luc : « Je ne comprends pas, Jean, t’as bon, j’aurai fait pareil, on a suivi les panneaux »
Nous commandons tous un grand café, la fatigue se fait sentir.
Au moment de partir, le patron « Bon, vous voulez quoi comme sandwich ? Vous pensez repasser vers quelle heure ? Pour moi, vous pouvez être là vers 11h30 si vous faites pas vos lopettes …. »
Nous repartons donc vers Bourg des Comptes puis Pléchatel …. et continuons vers Messac et Guipry, (tiens, déjà passé par là au retour du Musée de Lohéac !), Langon, Beslé.
Nous nous arrêtons à Guéméné-Penfao pour une pause pipi après être resté plusieurs kilomètres derrière un camion transportant des chevaux roulant à cheval

sur la ligne blanche, impossible à doubler. Je ne prends pas non plus de risque pour doubler, nos réflexes sont diminués avec la fatigue.
Nous avons maintenant le soleil dans les mirettes, évidemment je n’ai pas mes lunettes …
Direction Marsac/Don puis Nozay où nous décidons de prendre la voie rapide.
Nous arrivons chez Patricia et Jean-Luc à 12h.
Bilan : des motos repeintes

, 320km (de mémoire), juste quelques gouttes avant Rennes, pas de frayeur, même si tartinait quand même pas mal pour un groupe de 50 sur Pornic-Rennes.
Après, à tous les 4, on s’est bien marré et perso j’ai vécu un bon moment, une bonne expérience de nuit sur des petites routes avec ces conditions d’adhérence variables.
Patricia met au four la tartiflette préparée la veille pour 8 personnes pendant que nous arrosons gentiment ce Téléthon. Henri et moi-même ferons de piètres convives, trop pressés de nous coucher, désolé Patricia et Jean-Luc de vous avoir laissé faire la conversation !
Tout en bas, l'iti entre Rennes et Guéméné-Penfao, à retenir et à faire de jour !
A l’année prochaine !
PS : en imaginant que pour varier, le tour de France se fasse dans l’autre sens, le relais dans notre coin tombera encore en pleine nuit !
